{"id":168,"date":"2025-05-14T22:29:40","date_gmt":"2025-05-14T22:29:40","guid":{"rendered":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/?page_id=168"},"modified":"2025-07-10T12:59:05","modified_gmt":"2025-07-10T12:59:05","slug":"autres-regards","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/4-les-ecrits\/a-propos\/autres-regards\/","title":{"rendered":"Alternative visions"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00c9ENCHANTER LE MONDE<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans la s\u00e9rie des Veilleuses-eurs comme dans la s\u00e9rie Tenderness, le dessin au bois br\u00fbl\u00e9 \u2014 la marque de fabrique de l&rsquo;artiste \u2014 se m\u00eale \u00e0 la figure du cercle et \u00e0 la figuration de visages. Habitu\u00e9e des performances in situ o\u00f9 elle convoquait la m\u00e9moire des lieux abandonn\u00e9s et d\u00e9saffect\u00e9s qu&rsquo;elle s&rsquo;appropriait pour y dessiner, Elisabeth Leverrier travaille aujourd&rsquo;hui plus volontiers dans son atelier normand. Lorsqu&rsquo;en 2018 je la regarde dessiner au bois br\u00fbl\u00e9 pour la premi\u00e8re fois, dans un hangar industriel de la presqu\u00efle caennaise, je la vois respirer.<br>Comme dans le yoga qu&rsquo;elle pratique d&rsquo;ailleurs sur son temps libre, la respiration semble \u00eatre ici un acte conscient. Son souffle accompagne la combustion du bois qui, contrairement au fusain carbonis\u00e9 en vase clos, rythme la temporalit\u00e9 de travail de l&rsquo;artiste. Le temps du dessin se confond avec le temps de la combustion et \u00e9chappe \u00e0 l&rsquo;ordonnance de l&rsquo;horloge m\u00e9canique. L&rsquo;oxyg\u00e8ne n&rsquo;entretient pas le feu comme on le tisonne, mais permet le surgissement du trait : le bois massif n\u00e9cessite une implication totale du corps qui se met \u00e0 danser avec son outil. En m\u00eame temps qu&rsquo;elle trace une Iigne charbonneuse avec le bois br\u00fbl\u00e9, Leverrier dessine sa propre ligne de fuite (Deleuze et Guattari). L\u00e0 o\u00f9 le fusain permet un repentir, ni le bois br\u00fbl\u00e9 ni la Iigne de fuite deleuzienne ne le permettent. Elisabeth Leverrier s&rsquo;engage alors enti\u00e8rement dans une exp\u00e9rience artistique et spirituelle qui cherche \u00e0 r\u00e9unir avec le feu ce qui a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 \u2014 d&rsquo;aucuns diront par lui. La qu\u00eate d&rsquo;unicit\u00e9 passe par des gestes simples, comme avec l&rsquo;association Pleins-feux qu&rsquo;elle fonde en 1993, et avec laquelle elle r\u00e9unit des \u00eatres humains autour du feu bleu en en faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une r\u00eaverie individuelle et collective. Dans Eternel Regard (film de 12min30 r\u00e9alis\u00e9 en 2005), ce sont uniquement des femmes qui dansent, chantent et veillent autour de ce qui appara\u00eet comme le foyer du monde. Cependant c&rsquo;est dix ans plus t\u00f4t, avec la SMN, que l\u2019artiste nomme \u00ab la grande veilleuse \u00bb, que le terme appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois dans son lexique artistique. La lumi\u00e8re produite par les activit\u00e9s de l&rsquo;entreprise de m\u00e9tallurgie normande est compar\u00e9e, sinon \u00e0 la petite veilleuse qui accompagne l&rsquo;enfance, \u00e0 la votive qui accompagne les voeux et manifeste le divin. Les visages doux et androgynes des Veilleuses-eurs, r\u00e9alis\u00e9-es entre 2012 et 2021, s&rsquo;offrent alors \u00e0 la r\u00e9miniscence d&rsquo;un ciel orange, marqu\u00e9 par le feu et les activit\u00e9s humaines aujourd&rsquo;hui d\u00e9localis\u00e9es. Du bout du doigt, iels touchent la m\u00e9moire du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Marion Phalip, artiste plasticienne et auteure \u2014 ao\u00fbt 2023<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">TOUCHER L&rsquo;INFINI, OUVRIR L&rsquo;ESPACE-TEMPS PAR LE DESSIN<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c9lisabeth Leverrier a grandi \u00e0 la campagne, en Normandie, entour\u00e9e d\u2019arbres. Depuis son enfance, l\u2019arbre et la for\u00eat font partie int\u00e9grante de sa vie, et elle n\u2019a jamais cess\u00e9 d\u2019\u00e9prouver une attirance pour la nature et ses myst\u00e8res \u2013 la nature habit\u00e9e. Auteure d\u2019un travail artistique multidisciplinaire o\u00f9 les \u00e9l\u00e9ments de la nature jouent un r\u00f4le primordial, elle fait du bois et du feu des outils dans le cadre de sa pratique du dessin performatif. Monumentaux, \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, ses dessins trac\u00e9s \u00e0 la cendre de chevrons et de branches calcin\u00e9s, r\u00e9alis\u00e9s directement sur les murs ou le sol de lieux d\u00e9saffect\u00e9s, forment depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es le sujet de performances et de films qu\u2019elle r\u00e9alise elle-m\u00eame. Selon l\u2019artiste, le choix de ce m\u00e9dium du feu ancestral pour cr\u00e9er ses dessins dans des espaces abandonn\u00e9s est un moyen d\u2019acc\u00e9der \u00e0 un autre monde o\u00f9 les barri\u00e8res entre les choses disparaissent, la mati\u00e8re du r\u00e9el se trouve chang\u00e9e, l\u2019espace-temps suspendu et o\u00f9 une \u00e9nergie tranquille et fabuleuse se d\u00e9ploie, permettant de ressentir l\u2019unit\u00e9 entre les choses. Une unit\u00e9, une enti\u00e8ret\u00e9, qui n\u2019est pas visible mais n\u2019en reste pas moins bien pr\u00e9sente lors de ses performances artistiques.<br><br>A l\u2019occasion de chaque nouvelle performance, l\u2019artiste travaille sur la m\u00e9moire et les caract\u00e9ristiques propres au lieu qu\u2019elle investit. Dans ces hangars abandonn\u00e9s, vid\u00e9s de leur vie de jadis, celle du monde du travail, le temps semble s\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9 : le calme r\u00e8gne, accentuant la perception de l\u2019espace-temps du lieu, plus intense. L\u2019artiste cherche \u00e0 se connecter \u00e0 la m\u00e9moire de ces lieux, la m\u00e9moire collective qui les habite encore, et l\u2019advertance dont elle fait preuve lui permet d\u2019acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00e9tat de conscience, \u00e0 l\u2019espace mental n\u00e9cessaire pour accomplir sa performance. Ses grands dessins in situ au bois calcin\u00e9 sont ainsi une \u00e9manation de cet espace mental, atteint par l\u2019artiste sous la double influence du feu ancestral et du lieu choisi. En se mettant \u00e0 l\u2019\u00e9coute du lieu lors de sa performance \u2013 un temps de solitude dans un b\u00e2timent vide \u2013, l\u2019artiste se mesure \u00e0 lui, et celui-ci lui impose sa m\u00e9moire, ses contraintes et ses dimensions. Gr\u00e2ce au feu, qu\u2019elle allume \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du b\u00e2timent avec du bois ramass\u00e9 aux alentours, \u00c9lisabeth Leverrier parvient \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00e9tat de conscience qu\u2019elle recherche. Elle r\u00e9alise alors ses dessins tr\u00e8s rapidement. Ses mains ne font qu\u2019un avec le morceau de bois qu\u2019elle brandit. Elle se donne uniquement quelques r\u00e8gles qu\u2019elle a pr\u00e9d\u00e9finies, par exemple ne toucher qu\u2019une seule fois le haut du mur ou dessiner de gauche \u00e0 droite. Hormis cela, son travail de cr\u00e9ation est essentiellement intuitif. En cherchant \u00e0 faire cheminer l\u2019inconscient jusqu\u2019au conscient par les mouvements de son corps, elle fait \u00e9cho \u00e0 des techniques comme l\u2019\u00e9criture automatique d\u00e9velopp\u00e9es par les surr\u00e9alistes. Les images mentales qui surgissent dans l\u2019esprit de Leverrier sont alors transpos\u00e9es en dessins par des gestes rapides impliquant tout le corps et demandant une grande d\u2019\u00e9nergie. L\u2019instant se mue alors en pr\u00e9sent absolu. Lors de la performance, le hasard et les accidents d\u00e9cident \u00e9galement du trac\u00e9. Le dessin final est compos\u00e9 de traits monumentaux, traces de l\u2019acte symbolique qui vient d\u2019\u00eatre accompli et qui a permis de d\u00e9verrouiller le regard de l\u2019artiste autant que l\u2019espace de la performance. Ces trac\u00e9s de Leverrier sont tels des fissures ouvrant l\u2019espace et r\u00e9-ouvrant la m\u00e9moire. L\u2019artiste transcende le silence du lieu pour retrouver sa m\u00e9moire soci\u00e9tale, pour y faire de nouveau circuler l\u2019\u00e9nergie, impliquant souvent d\u2019autres personnes dans ces performances film\u00e9es. En r\u00e9alisant ces grands trac\u00e9s noirs avec bienveillance, \u00c9lisabeth Leverrier fait \u00e9merger des bribes de cette m\u00e9moire de l\u2019espace, tout en y ajoutant une autre dimension.<br><br>Ses grands dessins muraux in situ \u00e9voquent tout \u00e0 la fois des fresques, des peintures rupestres, des graffiti, en somme des traces faites par l\u2019humain, preuve de son passage sur terre. Comme certains graffeurs contemporains qui aiment occuper des espaces abandonn\u00e9s pour leur \u00e9nergie et r\u00e9aliser \u00e0 la bombe a\u00e9rosol et \u00e0 la peinture des oeuvres souvent gigantesques, Leverrier fait partie de ces artistes contemporains travaillant en ext\u00e9rieur, recherchant des espaces d\u00e9saffect\u00e9s singuliers pour y cr\u00e9er des oeuvres graphiques, qu\u2019elle r\u00e9alise quant \u00e0 elle \u00e0 la cendre, dans le calme et le vide, transformant le lieu de fa\u00e7on po\u00e9tique.<br><br>Dans sa s\u00e9rie \u00ab\u00a0Veilleuses\/Veilleurs\u00a0\u00bb, Leverrier transpose son travail in situ pour la premi\u00e8re fois sur quatre toiles grand format. R\u00e9alis\u00e9es au sol dans un hangar, ces \u0153uvres m\u00ealent aux traces de cendre du dessin le fluo de bombes a\u00e9rosols, symbolisant le feu et sa lumi\u00e8re. Les visages tendres au sourire \u00e9nigmatique, ni f\u00e9minins ni masculins, ainsi que les mains semblant vouloir caresser ces visages ou toucher du doigt une autre r\u00e9alit\u00e9, apportent de la douceur et de la bienveillance \u00e0 cette s\u00e9rie qui veut faire r\u00eaver : ces quatre \u00eatres issus d\u2019un autre monde paraissent veiller sur le n\u00f4tre. Oniriques et intemporels, ils sont bien l\u00e0 dans le pr\u00e9sent, plac\u00e9s aux quatre points cardinaux dans le transept lumineux de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Nicolas de Caen. Le feu \u2013 pr\u00e9sent par une photographie en n\u00e9gatif \u2013 nous d\u00e9voile ici par sa couleur bleue cet autre monde qui permet de traverser le temps et l\u2019espace, et peut-\u00eatre m\u00eame de toucher l\u2019infini.<br><br><strong>Katia Hermann<\/strong>, historienne d&rsquo;art, auteure, curatrice<br>Berlin 2022<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">DU BONHEUR<\/h2>\n\n\n\n<p>Le travail d&rsquo;Elisabeth Leverrier nous rend une \u00e9motion universelle et unique, celle de l&rsquo;\u00eatre humain face \u00e0 la magie de sa pr\u00e9sence au monde, face \u00e0 ses paysages int\u00e9rieurs, ses repr\u00e9sentations du r\u00e9el, ses sensations.<br>Les grands dessins de bois br\u00fbl\u00e9 transforment le corps \u00e0 corps entre l&rsquo;artiste, le feu et l&rsquo;espace, en une trace essentielle, universelle qui rappelle les traces laiss\u00e9es par les premiers Hommes dans les grottes de la pr\u00e9histoire. Cette trace marque la pr\u00e9sence de l&rsquo;\u00eatre humain dans la nature et la force de la nature dans les repr\u00e9sentations humaines.<br>La peinture d&rsquo;Elisabeth Leverrier poursuit cette r\u00e9flexion pour nous restituer l&rsquo;analyse intime de l&rsquo;interaction entre la nature et la pens\u00e9e humaine, entre le r\u00e9el et l&rsquo;imaginaire, entre l&rsquo;objet et ses repr\u00e9sentations.<br>Ses \u00ab\u00a0Filtres du ciel\u00a0\u00bb sont de merveilleux instants de dialogue entre le paysage r\u00e9el et int\u00e9rieur, l&rsquo;incarnation en chacun de nous du passage entre le monde et la repr\u00e9sentation que nous en avons. Ce surgissement de nos \u00e9motions, de nos sentiments sur les images du monde est \u00e0 voir dans ses films o\u00f9 les couleurs envahissent, magnifient le r\u00e9el, comme les pigments qui s&rsquo;\u00e9coulent sur les l\u00e9preux de \u00ab\u00a0Bien en chair\u00a0\u00bb ; ou la couleur rouge qui envahit et caresse les images de la danseuse d&rsquo; \u00ab\u00a0Eternel regard\u00a0\u00bb.<br>Ses derniers travaux affirment que de cette confrontation entre monde r\u00e9el et monde int\u00e9rieur \u00e9merge une r\u00e9alit\u00e9 transcend\u00e9e, un droit au bonheur et \u00e0 la beaut\u00e9, une harmonie entre l&rsquo;\u00eatre et le r\u00e9el. Ses \u00ab\u00a0Propuesta\u00a0\u00bb sont une incarnation de l&rsquo;interaction entre la perception du monde et la pens\u00e9e humaine faite de souvenirs, de connaissances, de concept. Dans le travail d&rsquo;Elisabeth Leverrier, ce contenu mental n&rsquo;alt\u00e8re pas la beaut\u00e9 ou la v\u00e9rit\u00e9 des paysages naturels, mais les magnifie. C&rsquo;est l&rsquo;histoire de la r\u00e9conciliation de l&rsquo;Homme avec lui-m\u00eame, l&rsquo;apaisement du conflit entre monde ext\u00e9rieur et int\u00e9rieur, l&rsquo;expression d&rsquo;une forme de m\u00e9ditation heureuse qui nous est offerte par cette artiste.<br><br><strong>Nathalie Tzourio-Mazoyer<\/strong><br>Directeur de Recherche en Neurosciences Cognitives<br>Universit\u00e9 de Bordeaux<br>Mai 2012<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;acte de transmettre, d&rsquo;enseigner, il y a les didactiques qui ont leurs m\u00e9rites, et ceux ou celles qui naturellement d\u00e9clenchent un ressort, \u00e9veillent la curiosit\u00e9, r\u00e9veillent le d\u00e9sir de d\u00e9couvrir, d&rsquo;apprendre, de s&rsquo;approprier.<br>Avec Elisabeth Leverrier j&rsquo;ai appris \u00e0 regarder, \u00e0 me mettre en \u00e9tat de perception pour trouver mes propres chemins de lecture, gagner une nouvelle assurance et donc une nouvelle libert\u00e9.<br>Ce qui m&rsquo;a le plus s\u00e9duit dans le travail d&rsquo;Elisabeth c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9nergie qu&rsquo;elle sait puiser en chacun pour la redistribuer amplifi\u00e9e, d\u00e9cupl\u00e9e. Son art r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 faire \u00e9clore les talents des uns au contact des autres, \u00e0 tisser des liens, comme autant de passerelles, comme autant de circuits de paroles r\u00e9tablis, flux invisibles qu&rsquo;elle stigmatise sur les cimaises.<br>Laissez-vous tenter par la libert\u00e9 de capter les ondes, sentir les vibrations, aiguiser vos sens dans l&rsquo;espace qu&rsquo;elle nous donne \u00e0 conqu\u00e9rir.<br><br><strong>Fran\u00e7oise Grieu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>FACE \u00c0 FACE<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>J&rsquo;entre<br>L&rsquo;espace dans l&rsquo;espace<br>Comment faire une phrase sujet-verbe-compl\u00e9ment pour parler, \u00e9voquer, d\u00e9crire le travail artistique de Elisabeth Leverrier, vu \u00e0 l&rsquo;exposition \u00ab Toucher l&rsquo;infini, 2 \u00bb \u00e0 la galerie IGDA 2.0 \u00e0 Caen en ce mois de janvier 2020.<br>De quoi, de qui est-il sujet ?<br>Si je fais confiance \u00e0 mon \u0153il, je vois une trace br\u00fbl\u00e9e, une calligraphie in\u00e9dite de son alphabet int\u00e9rieur.<br>C&rsquo;est une note, une note sonore graphique, qui est \u00e9crite sur la cimaise.<br>A un instant t, a surgi cette trace \u00e9ternelle et devenue intemporelle, qui va surgir \u00e0 chaque fois que mon \u0153il va se poser dessus, \u00e0 chaque fois que mon \u0153il va la parcourir : elle jaillit et agit comme originelle.<br>Une renaissance permanente.<br>Clignons, clignez des yeux : cette trace appara\u00eet\/dispara\u00eet appara\u00eet\/dispara\u00eet appara\u00eet\/dispara\u00eet&#8230;<br>J&rsquo;y d\u00e9couvre mon identit\u00e9,<br>C&rsquo;est un clin d&rsquo;\u0153il, \u00e0 chaque fois que je m&rsquo;accorde la quintessence, la pleine conscience d&rsquo;exister, cette trace m&rsquo;incarne en miroir d&rsquo;image de trace humaine \u00e0 laquelle elle me renvoie. Cette trace que je vois c&rsquo;est la mienne !! Je vois la trace de mon existence vitale primitive, j&rsquo;y trouve mes entrailles, mes racines vitales.<br>Une renaissance enivrante.<br>Voil\u00e0 \u00e0 quoi me confronte, m&rsquo;initie le travail artistique de Elisabeth Leverrier.<br>Une sorte de gen\u00e8se autoris\u00e9e et c&rsquo;est bon de d\u00e9finir la vie juste par une trace dans l&rsquo;espace infini dans lequel je m&rsquo; incarne les pieds sur terre, la t\u00eate dans le cosmos, sans savoir, en l&rsquo;ayant oubli\u00e9 d\u00e8s la naissance, que je ne suis qu&rsquo;une trace d&rsquo;humanit\u00e9 !!<br>Merci Elisabeth Leverrier de m&rsquo;avoir fait prendre conscience de cela.<br>Renaissance, Incarnation sublim\u00e9e, Je m&rsquo;enrobe joyeusement de ce manteau artistique de maternit\u00e9 soci\u00e9tale. Ainsi je me d\u00e9robe \u00e0 l&rsquo;impasse de l&rsquo;absence \u00e0 moi et m&rsquo;\u00e9carte du traditionnel.<br>Merci pour ce voyage \u00e9ternel car cette trace s&rsquo;est imprim\u00e9e en moi pour toujours !!<br>Sujet-verbe-compl\u00e9ment : je dirai alors qu&rsquo;il y a l\u00e0 de l&rsquo;\u00e9nergie vitale \u00e0 ressentir d&rsquo; une magicienne dompteuse de traces humaines vivantes qui pourrait bien \u00eatre une de ces femmes-flammes-veilleuses de l&rsquo;humanit\u00e9.<br><br><strong>Virginie Le Brisois, auteure<br>24 janvier 2020<\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00c9ENCHANTER LE MONDE Dans la s\u00e9rie des Veilleuses-eurs comme dans la s\u00e9rie Tenderness, le dessin au bois br\u00fbl\u00e9 \u2014 la marque de fabrique de l&rsquo;artiste \u2014 se m\u00eale \u00e0 la figure du cercle et \u00e0 la figuration de visages. Habitu\u00e9e des performances in situ o\u00f9 elle convoquait la m\u00e9moire des lieux abandonn\u00e9s et d\u00e9saffect\u00e9s qu&rsquo;elle [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":156,"menu_order":1,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-168","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/168","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=168"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/168\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":854,"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/168\/revisions\/854"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/156"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/elisabethleverrier.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=168"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}